Évolution de ma terreur nocturne
Outre les facteurs d'hérédités (mes deux parents étaient somnambules dans leur enfance), je n'ai à vrai dire, eu aucun traumatisme durant mon enfance. De plus, aucune maladie physique ou mentale connue. Mon style de vie n'est pas stressant ou hors du commun. J'ai été somnambule dans ma jeunesse mais sans plus. Ce n'est qu'à l'âge de 18 ans que j'eus ma première terreur nocturne, caractérisé par un cri retentissant qui réveilla une section d'hôtel au complet (sans pour autant que je ne me réveille). Par la suite, aucune TN ne me troubla pendant 5 ans. Puis, à l'âge de 23 ans, celles-ci me revisitèrent de façon plus ou moins régulière depuis (je suis maintenant dans la cinquantaine).
Même si leur fréquence varie selon la période du mois (mes hormones ont définitivement leur rôle à jouer dans le déclenchement), le contenu a varié un peu avec le temps. Pendant plusieurs années, le "thème" tournait autour d'un mécanisme qui démarre et moi qui a oublié de faire quelque chose et là, c'est trop tard et que le processus enclenché entraînera ma mort je crie alors en crescendo (et je n'arrête pas tant aussi longtemps que mon conjoint me dise d'arrêter, j'argumente parfois avec lui pour lui dire que c'est sérieux et je me sens fâchée. Parfois, après quelques minutes, je reviens à moi et je me rends compte que j'ai crié. Je me sens alors envahie par une onde de désespoir (au point de vouloir aller m'asseoir ailleurs dans la maison et . Après, j'ai peur de me rendormir pour ne pas crier à nouveau (ce que j'ai déjà fait à certaines occasions). Je suis déjà allée me coucher sur le divan dans le salon de peur de recommencer et de le déranger à nouveau. Le sentiment est intense; je pleure parfois plusieurs minutes après. Le lendemain matin, j'aurai la vague sensation d'avoir "fait" quelque chose la veille; mon conjoint me le confirme par la suite.
Depuis quelques années, le "thème" est plus diffus et même si je crie avec autant de vigueur et que je ne me réveille pas, je n'ai plus le coeur qui bat, la peur intense et le désespoir d'avant. Je dois dire que j'ai la chance d'avoir un conjoint qui comprend la situation et ne se fâche plus comme avant (et se rendors plus vite après).
Depuis mes débuts, j'ai consulté des médecins, passé un polysomnographe dans une clinique du sommeil, fait des régressions, méditation (qui aide aussi) vu un acuponcteur, une naturopathe (pris du millepertuis pendant quelques mois) ainsi qu'une hypnothérapeute (2 scéances). Les résultats obtenus ont étés plus ou moins durables (au plus 6 mois). Même en 2017, il ne semble pas y avoir grand étude médicale pour ce problème (à part se faire prescrire des médicaments - que je n'ai jamais voulu prendre à cause des effets secondaires -dont les cauchemars ou autres) et je n'ai pû trouver d'autres ressources plus informatives que le forum de discussion qui m'a apporté le plus grand réconfort http://www.nightterrors.org et qui m'a inspiré à créer ce blog pour la communauté francophone.
Avec le temps, j'ai appris à me détendre et surtout dédramatiser ces épisodes (qui à ce jour n'ont pas cessé mais sont réduites à une ou deux fois par mois - dans ma semaine pré-menstruelle). J'ai remarqué que lorsque je n'ai pas pris soin d'enlever des couvertures ou m'habiller très légèrement pour m'assurer qu'il n'y ait pas de "surchauffe", je crie innévitablement (et oui, par période, j'oublie que je dois faire attention!).
Comme vous voyez, il ne faut pas baissé les bras devant les terreurs nocturnes. Il faut persévérer dans l'investigation des causes possibles (prenez des notes!) tout en gardant à l'esprit que n'avons qu'un certain contrôle sur notre environnement et notre état de santé (hérédité, niveau hormonal). Il faut aussi faire son possible pour rendre son lieu de sommeil sécuritaire pour soi ou les autres (en enlevant certains objets) et prévoir d'aller dormir dans une autre pièce dans les périodes à risque.
Sur ce, bonne exploration et bon courage !
Même si leur fréquence varie selon la période du mois (mes hormones ont définitivement leur rôle à jouer dans le déclenchement), le contenu a varié un peu avec le temps. Pendant plusieurs années, le "thème" tournait autour d'un mécanisme qui démarre et moi qui a oublié de faire quelque chose et là, c'est trop tard et que le processus enclenché entraînera ma mort je crie alors en crescendo (et je n'arrête pas tant aussi longtemps que mon conjoint me dise d'arrêter, j'argumente parfois avec lui pour lui dire que c'est sérieux et je me sens fâchée. Parfois, après quelques minutes, je reviens à moi et je me rends compte que j'ai crié. Je me sens alors envahie par une onde de désespoir (au point de vouloir aller m'asseoir ailleurs dans la maison et . Après, j'ai peur de me rendormir pour ne pas crier à nouveau (ce que j'ai déjà fait à certaines occasions). Je suis déjà allée me coucher sur le divan dans le salon de peur de recommencer et de le déranger à nouveau. Le sentiment est intense; je pleure parfois plusieurs minutes après. Le lendemain matin, j'aurai la vague sensation d'avoir "fait" quelque chose la veille; mon conjoint me le confirme par la suite.
Depuis quelques années, le "thème" est plus diffus et même si je crie avec autant de vigueur et que je ne me réveille pas, je n'ai plus le coeur qui bat, la peur intense et le désespoir d'avant. Je dois dire que j'ai la chance d'avoir un conjoint qui comprend la situation et ne se fâche plus comme avant (et se rendors plus vite après).
Depuis mes débuts, j'ai consulté des médecins, passé un polysomnographe dans une clinique du sommeil, fait des régressions, méditation (qui aide aussi) vu un acuponcteur, une naturopathe (pris du millepertuis pendant quelques mois) ainsi qu'une hypnothérapeute (2 scéances). Les résultats obtenus ont étés plus ou moins durables (au plus 6 mois). Même en 2017, il ne semble pas y avoir grand étude médicale pour ce problème (à part se faire prescrire des médicaments - que je n'ai jamais voulu prendre à cause des effets secondaires -dont les cauchemars ou autres) et je n'ai pû trouver d'autres ressources plus informatives que le forum de discussion qui m'a apporté le plus grand réconfort http://www.nightterrors.org et qui m'a inspiré à créer ce blog pour la communauté francophone.
Avec le temps, j'ai appris à me détendre et surtout dédramatiser ces épisodes (qui à ce jour n'ont pas cessé mais sont réduites à une ou deux fois par mois - dans ma semaine pré-menstruelle). J'ai remarqué que lorsque je n'ai pas pris soin d'enlever des couvertures ou m'habiller très légèrement pour m'assurer qu'il n'y ait pas de "surchauffe", je crie innévitablement (et oui, par période, j'oublie que je dois faire attention!).
Comme vous voyez, il ne faut pas baissé les bras devant les terreurs nocturnes. Il faut persévérer dans l'investigation des causes possibles (prenez des notes!) tout en gardant à l'esprit que n'avons qu'un certain contrôle sur notre environnement et notre état de santé (hérédité, niveau hormonal). Il faut aussi faire son possible pour rendre son lieu de sommeil sécuritaire pour soi ou les autres (en enlevant certains objets) et prévoir d'aller dormir dans une autre pièce dans les périodes à risque.
Sur ce, bonne exploration et bon courage !
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