Solutions possibles

En 2011, quand j'ai créé ce blog, mes terreurs nocturnes étaient assez courantes (au moins 1 par mois et même plusieurs fois par semaine). Vous pouvez les lire sur Présentation de ma terreur nocturne (TN). Elles se sont estompées avec le temps et je peux dire qu'en 2015, elles sont presque devenues inexistantes . Mon bien-aimé en est d'ailleurs très heureux et je le comprends (Message aux personnes témoins de terreur nocturne). Un répit est toujours bienvenu. Je n'ai pas un sommeil toujours paisible et réparateur mais au moins mes nuits sont moins troublantes et surtout moins "vocales". Il y a donc eu une nette amélioration dans les 2 dernières années.


Voici donc en bref, ce qui m'a aidé (et qui m'aide encore) espérant que quelques trucs vous soient utiles à vous aussi !  Je crois que l'amélioration se produit avec la combinaison de plusieurs éléments et non seulement d'un seul. À vous de découvrir quels sont vos déclencheurs (Trouver vos déclencheurs) et adapter votre emploi du temps pour faire en sorte que votre nuit (et votre vie éveillée) soit aussi satisfaisante et paisible que possible...


Dans la journée:
  •  Je m'applique à voir la réalité telle qu'elle est et le mettre en pratique dans ma vie quotidienne avec les outils de la CNV (communication non-violente). Si le sujet vous intéresse, vous pouvez en lire un peu plus ici (liens et article à venir).
  •  Je marche à l'extérieur pour un minimum de 20 minutes avant mon repas du midi (beau temps, mauvais temps - en hiver pour moi, ça signifie par temps froid et parfois lorsqu'il neige !!). 
  • Points importants pour moi:
    1. J'évite de parler de mes TN, de les raconter en détails, de m'étendre sur le sujet, d'y penser (et repenser). Si vous êtes comme moi, vous remarquerez que les chances d'en refaire la nuit venue sont très hautes si vous le faites... Je suppose que la raison est la même que pour les rêves. On rêve souvent de trucs qu'on a vu, entendu les jours précédents...
    2. Par le même fait, je garde une certaine prudence face au succès que j'ai de ne pas en avoir eu. C'est-à-dire que gagne à entretenir mes bonnes habitudes et ne pas les lâcher. Il est en effet facile de penser qu'après un certain temps sans elles, je peux me croire "guérie". Pourtant, lorsque mes gardes sont baissées, je serai bien déçue de les revoir me visiter.
    3. Je mets donc toutes mes énergies sur ce qui m'aide et ce je peux faire concrètement à leur sujet; contrôler mes déclencheurs, faire un petit rituel calme et paisible avant de dormir, être bienveillante envers moi-même; j'ai remarqué que je n'ai jamais besoin de me forcer beaucoup pour être négative... c'est assez naturel...(bien sûr, vous n'êtes sûrement pas comme moi ;-)).  Alors, j'entraîne mon esprit au calme, à l'harmonie plutôt qu'à renforcir tout ce qui n'a pas fonctionné dans ma journée et toutes les claques derrière la tête qui se sont perdues! Et surtout, je n'hésite pas à utiliser l'humour pour dédramatiser... 
En revenant du travail:
  • Un peu de yoga ou d'étirements, rien de trop intense si c'est trop près du coucher (activités ou exercices intenses avant de me coucher ne sont pas synonymes de nuits reposantes -mais ne résultent pas nécessairement pour moi en TN) 
 Au repas du soir ou dans la soirée:
  • Sans café, thé, cola, aliments avec vitamine C (orange, kiwi, etc.), alcool
  • Sans film/livre/discussion d'épouvante/guerre/catastrophes, etc. (je n'écoute plus aucune télé; je n'en ai d'ailleurs plus !!) et je lis / écoute les nouvelles que le matin ou dans la journée.
  • J'évite les sujets épineux avec mon adoré ;-) (parfois difficile lors des SPM...)
  • Je prends du temps pour faire des lectures inspirantes
  • Je me donne de l'auto-empathie (la CNV, vous connaissez ? je l'ai découvert il y a presqu'un an maintenant; je vous en parlerai dans un article prochainement)
  • Je prends le temps de relaxer, musique douce silence, le calme quoi !
  • Je fais du façonnage à l'argile (poterie)
  • Au besoin, j'écris mes inquiétudes ou pensées dans un cahier
  • Quand je suis trop épuisée, je dors 30 minutes sur le divan dans la soirée (et ça ne dérange en rien à mon sommeil la nuit)
  • Je médite (position assis, sinon, je m'endors trop rapidement) à l'occasion
    Note: à ce propos, comme je le mentionne dans les déclencheurs, aucune activité pratiquée seule n'a eu d'effet "miracle" pour moi (même si mon mental voudrait que ce soit si simple !). C'est une combinaison de plusieurs actions qui me sont bénéfiques. J'en fais un parallèle avec ma vie diurne: plusieurs conditions/raisons existent pour qu'un événement (que je choisis de qualifier positif ou négatif) se produise dans ma vie, il est donc simpliste de vouloir n'en attribuer qu'une seule !
Au moment du coucher:
  • Je veille à ce qu'il ne fasse ni trop chaud ou trop froid dans la chambre
  • Je porte un haut léger sans manche pour ne pas avoir trop chaud
  • Je porte des bas douillet lorsqu'il fait trop frais
  • Je porte une bande de tissu sur les yeux pour m'empêcher de voir des ombres lorsque j'ouvre les yeux peu de temps après m'être endormie
  • J'élimine toute source de lumière dans la chambre (cadran, rideaux)
  • Dans les périodes d'anxiété, je me répète le texte plus bas en caractères gras et/ou je fais des exercices de yoga respiration alternée (lien intéressant:  Respiration alternée) ou j'écoute de la musique relaxante.
Et la nuit... quand la TN est survenue:

Lorsque mon conjoint vient de me dire avec insistance "Eh !, eh!, eh!...", c'est que je viens de crier et il me demande de m'arrêter... s'il ne l'avait pas fait, j'aurais sûrement continué -combien de temps? - sais pas, il n'a jamais vraiment voulu essayé;-).... C'est donc à ce moment que je fais une pause et que dans ma tête (ou tout haut), je me mets à argumenter avec lui que ce que je vois est bien là ! ;-) ensuite, je réalise que j'ai peut-être crié... Je pense alors à ce truc qui m'a fait peur et conclus que ça n'a jamais existé, que je me suis trompée... S'il n'en tenait qu'à moi (savoir que je ne dérangerais personne...), je me rendormirais dans les 20 sec. suivantes et hop... il y a de très fortes chances que je recommence. Comme j'essaie d'éliminer ces chances de recommencer alors:
  • Je fais l'effort de rester éveillée un peu
  • Je prends quelques inspirations et expirations tranquillement et je me répète plusieurs fois (et jusqu'à mon endormissement): "Je suis calme, je suis détendue. Mon esprit est calme, détendu. Je me sens bien. Je suis en sécurité. Tout va bien. Je n'ai aucune raison de m'en faire. Je suis en contrôle. J'ai le contrôle de tout ce que je pense durant mon sommeil. Je vais faire l'expérience d'une nuit calme, une nuit tranquille, une nuit harmonieuse. Je suis en possession de tous mes moyens. Mes pensées sont calmes, harmonieuses. Je suis parfaitement calme, parfaitement détendue."










Commentaires

  1. Bonjour. J'ai 23 ans et il semblerait que j'ai eu cette nuit une terreur nocturne (pour la première fois). Je dormais et j'ai hurlé très fort 5 fois. Mon copain, paniqué, m'a secoué pour me réveiller. Et la, j'ai pleuré sans pouvoir m'arrêter et j'étais incapable de me rappeler le cauchemar qui m'avait mis dans cet état. J'ai eu très peur de me rendormir alors on a mis la lumière du couloir et j'ai écouté de la musique. Une fois calmée je me suis rendormie sans problème. J'espère que c'était un cas isolé, mais je vais quand même suivre vos conseils !

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